Un an après le crash, la communauté comorienne toujours méprisée

Cela fait un an que les familles des victimes du crash de la Yemenia, au large des Comores, se battent dans la dignité. Et ils l’ont encore prouvé, mercredi 30 juin, en manifestant à Marseille. Un an que les personnes touchées par ce drame attendent d’en connaître les causes précises. Un an, enfin, que ceux qui veulent rendre visite à leurs proches aux Comores n’ont pas d’autres choix que d’emprunter des avions-poubelles. Un autre accident peut se produire.

La communauté comorienne vivant en France et particulièrement à Marseille n’est pas une sous-catégorie de citoyens. Comme d’autres usagers des lignes aériennes, ils ont droit à voyager en sécurité.

Depuis plusieurs années, avec les habitants concernés et leurs associations, je milite pour l’ouverture d’une ligne directe Air France entre Marseille et Moroni.

Il serait à la portée du gouvernement d’intervenir auprès de la direction de la compagnie aérienne nationale pour qu’elle mette en place cette ligne. A moins qu’il ne préfère continuer de compter les morts.

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